Foutus gosses
pourris gâtés que nous sommes. Que je suis : habituée à ne "rien" faire, à "tout" avoir. Habituée à ce que mes parents se sacrifient pour moi. Génération Sex & The City. Vie sentimentale calquée sur celle de Bridget Jones. Soirées à la Skins. Vivant autant sur internet que dans la vie réelle. Quasiment accoutumée à l'alcool. Il y a moi, nous et encore nous. Trop habituée à l'introspection, jusqu'à ne rien voir d'autre que moi, nous, dans notre bulle de mômes capricieux. Bercés d'illusions qui se désagrègent les unes après les autres. Certains, habitués à aller chez la psy, et autres soutiens psychologiques du genre. Je vois mes idées pré-conçues tomber, chacune à leur tour. Trop s'écouter n'est pas bon pour sa santé mentale. Instabilité, et sautes d'humeurs. Amy Whinehouse n'est pas un exemple. Sommes-nous des mini-Britney S. en puissance? Nous sommes comme une huitre; fermés à tout ce qui ne nous touche pas. Je tourne sur moi même. Tourne, tourne, tourne. Et je finis par me casser la gueule. Je ne suis pas intéressante.